Les Geeks d’hier sont devenus les parents d’aujourd’hui

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Je me souviens d’une discussion autour des jeux vidéo avec un cousin du même âge, nous avions 22-23 ans, nous étions passés des jeux électroniques “Game & Watch”,  au Commodore 64, à l’Amstrad 6128, à l’Amiga 500 puis nous jouions à la 1ère Playstation. Une question nous venait à l’esprit “Jusqu’à quel âge jouerions-nous aux jeux vidéo ?” Je me souviens avoir répondu : “Vers 30 ans nous arrêterons sûrement de jouer, pris par notre vie d’adulte, notre job et nos enfants. Notre réflexion était appuyée par une observation sur nos parents : “Ils ne jouent absolument pas aux jeux vidéos et ils sont de piètre partenaires ou des adversaires pas à la hauteur”. Donc oui forcément quand nous serons des adultes nous ne jouerons plus. Vingt ans après cela fait bien longtemps que je ne pose plus cette question. Le 29 novembre dernier j’étais comme un gosse en attendant ma PS4. Le jeu vidéo fait parti de ma culture, tout comme le cinéma ou les dessins animés de mon enfance, il a évolué avec moi et je serai toujours un joueur tout autant qu’un cinéphile. En découvrant le projet participatif du magazine Breeks, j’ai eu la confirmation que je ne suis pas seul, nous sommes une génération de geeks, nous avons grandi et avons des petits geeks à la maison !

Le nom de ce projet est tout un symbole pour moi : il est la contraction de Briques et Geeks, le premier terme faisant référence aux fameuses briques Lego. Un univers qui a bercé mon enfance avant que je le délaisse pour les jeux vidéos à l’adolescence. J’ai redécouvert le plaisir des Legos avec mes fils de 5 et 8 ans. Il y a quelques mois j’ai même trouvé là des excellentes décorations pour ma salle Home cinéma avec la gamme Star Wars et quelques autres maquettes de films.

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J’ai d’ailleurs été surpris par l’énorme communauté d’AFOLs : des blogs, des expositions sur toute la planète et une spéculation incroyable sur les boites de Lego au fils des années. J’ai connu le projet Breeks par un de mes nouveaux blogs favoris sur les Legos : Hotbricks – attention risque de rechute dans le monde des briques danoises si vous cliquez sur ces liens !

En lisant la présentation du projet Breeks je me suis parfaitement reconnu : je suis un geek d’hier devenus parents.

[…] “Les parents dont je parle et fais partie sont nés quelque part dans les années 70. Cette génération a grandit en même tant que s’affirmait la société du spectacle si chère à Mr Debord, elle a vu la décennie 80 faire naître l’industrie du jeu vidéo et exploser celle du jouet.” […] à lire sur BREEKS – le premier magazine geek à construire et partager en famille.

Le terme Geek est habituellement péjoratif. Si l’on vous traite de geek cela vous renvoi l’image d’un adulte qui refuse de grandir, un accro associable aux jeux vidéo ou encore un fan de technologies dépensant sans compter pour ses gadgets High Tech. Je préfère nettement la vision proposée par le journalise Nicolas Forsans pour son projet :

[…] les univers de fiction ont nourri notre enfance et ont contribué d’une manière importante à construire notre identité d’adulte. Plus qu’une vague nostalgie régressive, c’est une furieuse envie de transmettre certaines valeurs à ses enfants […] à lire sur BREEKS – le premier magazine geek à construire et partager en famille.

[…] Nous sommes Geeks et nous l’assumons mais nous avons parfois du mal à nous reconnaître dans les définitions qui sont proposées. Il s’agit pour nous « d’un marqueur culturel qui indique qu’à un moment de notre vie des univers de fictions quel que soit le support ou le genre nous ont traversé et influencé pour construire notre identité et font partie intégrante de nous une fois adulte » […] à lire sur BREEKS – le premier magazine geek à construire et partager en famille.

Cette vision illustre bien les discussions avec mes fils autour des Legos, les longues parties sur PlayStation ou encore nos échanges autour des deux trilogies de Star Wars et la projection des 76 épisodes de Goldorak que je m’apprête à partager avec eux.

Mais voilà je suis leur père et pas leur pote de la récré :

[…] Comment gérer l’équilibre d’une famille un peu trop Geek en respectant tout le monde ? Le rapport à l’école, les rôles et responsabilités de chacun, la gestion des corvées…[…] à lire sur BREEKS – le premier magazine geek à construire et partager en famille.

Très souvent mes enfants ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi ils doivent lâcher leurs consoles pour aller mettre la table ? Je vois très bien dans leur regard “Comment mon père – fan de jeux vidéos – peut-il me faire cela ?”

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Ce projet participatif me parle, les réflexions de son auteur dont j’ai repris quelques citations m’ont tout de suite interpellé “Ah mais oui c’est bien comme cela à la maison”. Je ne sais pas si la lecture de ces “Breeks” nous aidera à trouver un plus juste équilibre – qui selon ma femme à l’air d’être plutôt pas mal à la maison – A moins que Madame soit aussi une Geekette ? Ce magazine sera assurément une raison de plus de partager nos passions communes en famille. La lecture du numéro 0 de Breeks m’a donné envie de souscrire à l’offre 3 numéros en version papier – comme quoi je ne suis pas si geek que cela – une lecture agréable qui nous sort de notre quotidien, s’adressant autant aux adultes qu’aux enfants. J’espère que ce projet aboutira, il reste 25 jours pour combler les 56 % des 15 000 € du projet.

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1 Commentaire à "Les Geeks d’hier sont devenus les parents d’aujourd’hui"

  • Breeks – La première revue dédiée à la famille geek - Loisirs et habitats numériques 21 juillet 2015 (16 h 33 min)

    […] Je vous en parlais en septembre dernier lors du lancement du projet participatif “Breeks”. Après plusieurs mois d’attente je viens de recevoir le numéro collector BREEKS 0’. C’est la première fois que je participe à un projet crowdfunding, je suis ravi que ma modeste contribution ait pu permettre d’atteindre l’objectif fixé par les porteurs du projet. Tout au long de la réalisation du projet l’éditeur Muttpop a communiqué et je suis heureux de découvrir enfin le fruit de leur travail. J’ai entre les main un ouvrage qui se rapproche plus du livre que du magazine : couverture épaisse, papier demi mat de qualité, mise en page et illustrations réussies. Un ouvrage avec lequel j’ai plaisir à retrouver le papier entre deux lectures sur iPad ou Kindle. Tout au long des 96 pages, les sujets abordés sont variés : cinéma, série TV, Lego, autres jouets, jeux vidéo, impression 3D et même de la cuisine. Une revue a glisser dans la valise pour l’été, qui se feuillète et se re-feuillète comme une bande dessinée pour l’intérêt des textes et le plaisir des yeux. Si vous avez loupé le coche du projet en mode crowdfunding, il reste quelques exemplaires sur la boutique de Muttpop. […]

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