samsung_nc20Depuis la déferlante des netbooks, je recherchais notre mini portable idéal. Je dis “notre”, car cet ordinateur allait surtout être à usage de Madame et occasionnellement pour moi. Je crois que les femmes sont par ailleurs fan (à juste titre) de ces appareils : petit, léger, design, parfois rose et surtout parfaitement adapté au web. Enfin, quand je dis “parfaitement adapté au web”, cela suppose d’avoir un écran avec une résolution suffisante pour l’affichage des sites web sans un scrolling horizontal et avec un défilement vertical raisonnable. Il y a un mois, je découvrais par hasard le NC20 de Samsung avec son écran de 12 pouces et donc une résolution de 1280×800, soit la résolution de très nombreux gros portables de 15 pouces.



10 pouces, bon élève mais peu mieux faire

La quasi majorité des minis portables sont équipés d’un écran de 10 pouces avec une résolution de 1024×600 pixels. Ce qui dans bien des cas, vous obligent à faire un scrolling horizontal pour consulter un site web, une pratique assez pénible à la longue, surtout quand ce scrolling est nécessaire juste pour afficher 5 à 10 % du site web. Nous pouvons vivre avec, mais cela casse le charme et le confort d’un netbook : c’est beau, c’est petit, c’est utile mais … c’est finalement pénible.

A la recherche d’une résolution de 1280×800

Donc depuis Noël, je scrutais les annonces des constructeurs, à la recherche de notre netbook idéal : une résolution de 1280×800 (j’ai 1680×1050 sur mon Dell 15 pouces, autant vous dire que j’ai pris la mauvaise habitude d’être au large sur mon écran, c’est un bonheur !). Dell avait annoncé un mini inspiron 12 pouces, à priori ce modèle n’a jamais vu le jour ou a très vite disparu. En l’absence d’une offre, j’ai failli quelques fois craquer pour le Samsung NC10, que je préfère aux Eeepc de Asus : design plus agréable, pad souris plus confortable, mais c’est un 10 pouces.

Il y a 1 mois, Madame pestait contre le bruit d’avion de son portable, un ancien modèle Vaio Sony dont effectivement le ventilateur tourne en permanence à plein régime, transformant toute session de surf sur le web en vol transatlantique à bord d’un Airbus (les risques et le dépaysement en moins !). Et chaque fois que je lui demandais si elle avait pu faire ceci sur le web ou cela sur son ordinateur, elle me disait “Ah si j’avais un petit netbook silencieux et léger pour le faire depuis le canapé”. Il est vrai que l’engin en plus de son bruit de sèche cheveux, pesait le poids d’un lave linge ! Signe d’une époque où la performance d’un ordinateur portable devait s’évaluer sur un pèse personne. A moins que dans ces temps anciens de l’informatique portable (4-5 ans), nous louions la légèreté d’un portable en comparaison de l’ordinateur fixe et son écran 17 pouces cathodique ! Sans parler que ce cher Vaio de Sony était affublé d’un boulet : une alimentation capable de lester tout corps flottant à la surface d’un océan ! Bref, une autre époque avec d’autres usages et d’autres technologies. Désormais, le Web se “doit” d’être accessible de partout et avec le plus grand confort.

Le cahier des charges de notre netbook

L’engin de nos rêves, car il faut bien l’avouer, je comptais bien utiliser la bête moi aussi dans le canapé ou en vacances, sans devoir me charger de mon bon vieux portable Dell 15 pouces, plus léger que l’ami Vaio, mais tout de même moins confortable qu’un netbook et à la batterie vieillissante. Et pour moi, encore plus que pour Madame, l’engin se devait d’avoir un écran large. Donc au cahier des charges nous avions :

  • Un écran large : 1280×800 de 12 pouces à dalle mate, vu qu’il n’allait plus faire sèche cheveux, plus besoin d’avoir un miroir !
  • Un clavier et un pad souris confortable.
  • L’autonomie correcte d’un netbook, mais pas besoin d’une version à 9h, celui-ci serait très souvent utilisé à la maison ou dans un lieu de vacances en intérieur, pas vraiment en déplacement.
  • Une puissance suffisante pour faire un premier tri des photos en vacances (version fichier Raw d’un reflex).
  • Un design sympa, car un netbook se doit d’être fun !

En fait, tout simplement le grand frère du Samsung NC10 en version 12 pouces.

Le Samsung NC20, le netbook de l’ombre

Malgré une veille quotidienne, je n’avais pas vu passé les annonces et les tests sur le Samsung NC20. Je ne sais même pas comment je suis finalement tombé sur l’engin. Il est vrai que celui-ci n’est distribué que via le net. La Fnac, Planète Saturn ou autre grande chaine ne présentent pas dans leur rayon ce mini portable. La raison ? aucune idée, à moins que cela ne soit pour ne pas faire de l’ombre aux ultras portables de 13 pouces, bien, bien plus chers (très souvent au delà des 1000 euros). Après la lecture de quelques tests ici ou la, il s’avérait que j’avais débusqué la perle, presque, rare. Deux ombres au tableau subsistaient :

  • un écran 12 pouces version brillante, gare aux reflets en plein jour ! Mais celui-ci est à technologie LED, donc à priori le gage d’une forte luminosité et d’un beau contraste.
  • un processeur VIA au lieu du classique Intel Atom sur les netbooks. VIA n’a pas toujours une bonne réputation en terme de puissance et de consommation (donc d’autonomie pour le portable), là où l’Atom brille sur les netbook et sur les serveurs Dipiom Media.

Bien entendu, qui dit écran de 12 pouces, dit surcoût. Le NC20 est facturé 100 euros de plus qu’un NC10, à partir de 479 euros. Pour ma part, j’ai toujours considéré l’écran comme un élément capital d’un ordinateur, portable ou fixe. Un gros processeur ou un gros disque dur c’est bien beau, mais si l’usage est inconfortable à cause de l’écran, donc l’investissement est justifié.

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Photo : comparaison entre le NC10 et le NC20

1 mois passé avec, presque parfait

Nous utilisons le Samsung NC20 depuis maintenant 1 mois. Tout est presque parfait. En effet, nous avons pu même tester la réactivité du SAV Samsung. Après 2 jours d’usage, il s’est avéré que la touche “o” dysfonctionnait (course plus courte et mauvaise prise en compte de la frappe). Un coup de fil chez Samsung (machine achetée chez LDLC – garantie 2 ans chez eux, mais c’est le fabricant qui gère en direct le SAV). Le lendemain un transporteur venait récupérer sur site le NC20 (à l’adresse choisie, y compris au bureau, bien plus pratique !). 4 jours ouvrés plus tard, le NC20 était de retour avec un nouveau clavier et une fiche descriptive du SAV. Rien à dire ! Quant à la panne, je dirais que c’est de la faute à “pas de chance”, depuis tout roule !

A l’usage, tout est parfait :

  • L’écran 12 pouces et sa résolution de 1280×800 sont parfaits pour un netbook. Cette résolution permet même de placer la barre des tâches de Windows sur le coté et de surfer sans défilement horizontal sur le web. L’écran à base de LED est très lumineux, les reflets sont modérés. La luminosité peut être suffisamment baissée pour un usage en pénombre.
  • Le processeur VIA est à la hauteur d’un Atom : puissance et consommation. Le NC20 ne chauffe pas. Je peste contre le clavier chaud de mon DELL pour cela l’été ! Et l’autonomie semble être entre 4 à 5 heures en usage classique : web, bureautique, photo. Le NC20 est moins rapide au démarrage qu’un EeePC d’Asus, mais rien de gênant, il est par ailleurs souvent en veille et donc disponible en quelques secondes. Bien entendu, il est très silencieux, Madame est ravie.
  • Le pad souris est bien plus agréable que sur un EeePC d’Asus (que je trouve trop rigide sur les boutons). Le clavier est plus confortable qu’un 10 pouces, forcément celui-ci étant plus large, le clavier se rapproche d’un portable classique. La frappe est donc rapide. Je passe de mon 15 pouces au NC20 très facilement. Sur un 10 pouces, il y a toujours un petit temps d’adaptation pour ne pas faire d’erreur de frappe.
  • La webcam intégrée est suffisante pour faire du MSN ou Skype.
  • Madame apprécie grandement d’avoir enfin un PC accessible en permanence, il se promène de la table de la cuisine, au bureau et au canapé toute la journée. Pour ma part, je l’utilise un peu pour du surf sur le canapé (en complément de l’iPod Touch) et en vacances pour décharger les appareils photos (couplé à un disque dur portable, on est jamais trop prudent).
  • Malgré un poids supérieur à un 10 pouces, celui-ci est très raisonnable (1,3 kg). Il reste bien un ultra portable, facile à glisser dans un sac. Il a même déjà fait son premier vol en avion.

Que manque-t-il au NC20 ?

  • Je reste tout de même un inconditionnel de l’écran mat, pourquoi donc Samsung a-t-il collé un écran brillant au NC20 alors que le NC10 est avec un écran mat ?
  • Je l’utilise souvent dans la pénombre, un clavier rétro-éclairé serait un plus bien appréciable.
  • Quand on s’habitue au “glissé” de l’écran tactile d’un iPod Touch, j’aimerai retrouver cette sensation sur le Pad. Après quelques réglages de celui-ci, la réactivé est bonne mais pas encore parfaite.
  • Remplacer Windows XP par Windows Seven, d’après quelques tests lus ici et là sur le web, Seven semble bien fonctionner sur un netbook (pas du tout le cas de Vista). Dès que j’ai un peu de temps, je ferai cette installation et ce test.
  • D’ici 1 an ou 2, je remplacerai son disque dur, par un modèle SSD (disque dur à mémoire flash), cela lui donnera une seconde jeunesse et le rendra très véloce (surement la cause de son démarrage un peu lent – 45 secondes en moyenne).

Nous sommes ravis de l’achat, Madame ne le quitte plus. Les 100 euros sont parfaitement justifiés pour le confort apporté par un écran de 12 pouces. Avec un tel netbook, les ultraportables 12 et 13 pouces ont du souci à se faire. Je ne vois pas l’intérêt de payer 2 à 3 fois plus chers pour seulement plus de puissances, difficile à utiliser sur un petit écran.

[Edit du 8 décembre 2009] Ce billet est très lu en ce moment, sûrement en vue des achats de Noël :-). Je serais curieux de connaitre son impact sur votre choix. Envie de prendre vous aussi le NC20 de Samsung ? Et puis comme je ne suis jamais bien loin de mon blog, c’est l’occasion de discuter ici en laissant un commentaire …